| RECENSIONI
«Mais Les Latins ont très bien fait d’évoquer Angelo Beolco qui de 1525 à 1542, sous le nom de Ruzzante (c’est à dire: bouffon, ou folâtre ou badin) fit rire, frémir aussi, Padoue, Venise et toute l’Italie. Un farceur ? une manière de Scapin ou d’Arlequin ou de Pulcinello, ou de Scaramouche? Oui, mais un farceur qui, d’après Bernardino Scardeon «fut à Padoue ce que Plaute était jadis à Rome comme auteur, et Roscius comme acteur ». D’autres panégyristes poussent l’enthousiasme plus loin encore. Faut-il les croire ? Le certain c’est que, improvisateur bouffon, et en même temps doux grand cœur attendri des misères de la race maternelle.
[...] Mais dans les caractères, dans les sentiments et dans le langage il y a une vie extraordinairement vraie. [...] Ce rôle de Bilora, que M. Froment a joué avec intelligence et force, qu’il serait intéressant de le voir interprété par quelque grand artiste italien, tenez par Ermete Novelli qui sera dans quelques jours à Paris! Il ne serait pas moins intéressant que quelqu’un en France prît le soin de traduire tout entière l’œuvre d’Angelo Beolco, qui est peut-être le Molière des Zanni padouans et le Shakespeare de la Commedia dell’arte».
CATULLE MENDÈS in «Le Journal», 7 aprile 1902
«C’est un petit drame fruste, écourté, cruel, mais scénique et poignant à un haut degré».
GUSTAVE LARROUMET in «Le Temps» aprile 1902
«Angelo Beolco, sorte de Tabarin né a Padoue en 1502, débitait sur les places publiques des boniments qui affectaient une tournure poétique, et il courait le pays avec es camarades, donnant la comédie aux gens. [...] Ce petit drame est curieux ; c’est une manière de Cavalleria Rusticana sans musique».
EMMANUELLE ARÈNE in «Le Figaro» 6 aprile 1902 |